StopGlissPro 2017.
Tous droits réservés.
Création l’Atelier Web

 

Rendez-vous des passionnés

Rendez-vous des passionnés

Nouveau cocktail : copeaux de bois sur glace!

L’Homo Sapiens! Quelle magnifique bête! Quelle machine complexe et fascinante à la fois. Une créature qui ne laisse personne indifférent.

Pour ma part, ce qui m’impressionne le plus de l’être humain, c’est sa soif de connaissances, de découvertes. Sa propension naturelle à innover dans de multiples domaines. Pensons seulement aux nombreux chercheurs qui, du fond de leur laboratoire, travaillent à améliorer la santé, l’environnement et l’avenir des populations. Progresser, toujours…
Cette semaine, un article a attiré mon attention et aujourd’hui, j’ai le goût de vous en jaser, un peu…

Saviez-vous que depuis huit ans déjà, la Suisse utilise des copeaux de bois imbibés de chlorure de magnésium pour déglacer les routes et les trottoirs? Une heureuse initiative à laquelle le Québec emboîte le pas cet hiver. En effet, quelques municipalités, dont Rosemère, Lanoraie et Granby ont décidé de mener un projet-pilote afin de tester l’efficacité de ces petits copeaux de bois tendre (sapin, épinette, bouleau, etc.) à faire fondre la glace. Excellente idée, à mon avis.

C’est connu et reconnu : les sels de déglaçage ont un impact négatif sur la faune, la flore et le milieu aquatique. Ils peuvent aussi nuire à la qualité de l’eau potable. Des faits qui n’ont rien de très réjouissant me direz-vous et vous avez parfaitement raison.

En revanche, les copeaux de bois représentent une solution écologique. Ils sont entièrement biodégradables et leur PH neutre diminue de façon substantielle les risques de polluer les cours d’eau.

Contrairement aux sels, les copeaux ne parviennent pas jusqu’à la nappe phréatique en plus de ne pas être corrosifs pour le béton et l’acier des ponts. Des avantages notables pour nous et notre environnement.

Le principe est relativement simple : les petits morceaux de bois de 5 à 20 millimètres de longueur s’incrustent dans la neige où ils peuvent rester pendant six jours, même lorsque le mercure descend jusqu’à —30 degrés Celcius, et ce, grâce à la saumure dont ils sont imbibés.

Évidemment, au printemps, les copeaux doivent être ramassés. Mais, encore là, ils portent une bonne nouvelle, car ils peuvent être réutilisés, notamment comme compost ou paillis. En Suisse, les copeaux sont mélangés à d’autres produits et servent à chauffer 7000 maisons. Merveilleux n’est-ce pas?

Reste à savoir ce que nous proposerons nos têtes chercheuses dans quelques années? Bien hâte de voir…

Céline Thibault
Chroniqueuse

Note : Au Québec, la compagnie EMC3 Technologies de Joliette fabrique les copeaux de bois.