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La Voix de l’Est

La Voix de l’Est

Des copeaux de bois dans les quartiers blancs

MICHEL LALIBERTÉ

La Voix de l’Est

La Ville de Granby continue de chercher de nouvelles façons d’améliorer l’entretien de ses rues l’hiver, notamment dans ses quartiers blancs. Les prochains mois, elle testera sur des trottoirs l’efficacité de copeaux de bois imbibés de chlorure de magnésium.

La division des travaux publics épandra ces copeaux de bois sur de petits tronçons de trottoirs dans le secteur du lac Boivin. « On veut voir comment ça réagit, si ça peut répondre à nos besoins », explique François Méthot-Borduas, directeur de ce département.

Un protocole d’essai sera mis au point par les ingénieurs de la Ville avant d’utiliser le produit sur le terrain. « On doit regarder quels impacts ça peut avoir sur nos infrastructures. On ne veut pas se créer de problèmes », image-t-il.

Le produit en question, appelé Stop Gliss Bio, provient de la compagnie Technologies EMC3 de Joliette. Elle s’est inspirée de villes suisses qui utilisent depuis quelques années des copeaux de bois imbibés de chlorure de magnésium sur leurs trottoirs et allées piétonnières.

Le propriétaire de Technologies EMC3, André Prévost, a invité la Ville de Granby cet automne à essayer son produit. « C’est très efficace, ça ne nuit pas à l’environnement et on ne manque pas de copeaux de bois au Québec », indique-t-il en entrevue.

Les copeaux de bois ont une longueur d’entre 5 à 20 millimètres. Le sodium de magnésium dont ils sont recouverts leur permet de s’incruster dans la neige tapée ou la glace, et ce, jusqu’à une température de -30 degrés Celsius, assure M. Prévost. Le but recherché est d’éviter que la surface soit glissante, dit-il. « On ne le met pas pour faire fondre la neige ou la glace. On l’utilise pour donner une adhérence à la surface. »

La propriété chimique du chlorure de magnésium est parfaite pour une utilisation par les municipalités, soutient M. Prévost. Le produit a un pH neutre, peu propice à provoquer de la corrosion ou à polluer les cours d’eau, précise-t-il.

Le défi des quartiers blancs

L’entretien des quartiers blancs représente un défi, reconnaît M. Méthot-Borduas. Depuis 2010, afin de protéger les cours d’eau, la Ville n’utilise aucun sel dans ces secteurs qui représentent 44 % des rues de la Ville (218,97 km sur 493,46 km). Elle a recours à des petits graviers comme abrasifs. Une météo changeante, comme celle de la mi-décembre, complique les interventions, note-t-il.

« On a eu des chutes de neige, puis un épisode de verglas, de la pluie et ensuite du froid. C’est un début d’hiver assez costaud, avec des écarts de température marqués. C’est difficile à gérer. »

Des segments de rues se sont retrouvés recouverts de glace. Cette situation a poussé les autorités à utiliser exceptionnellement du sel dans des quartiers blancs. « C’était une décision importante à prendre parce que les conditions routières risquaient de se détériorer », explique M. Méthot-Borduas.

Bon an mal an, comme solution de « dernier recours », la Ville autorise l’épandage de sel dans ses quartiers blancs, a dit le directeur des travaux publics. Elle l’a fait en moyenne une fois par année, a-t-il dit.

Peu de citoyens habitant des quartiers blancs se plaignent de l’état des chaussées, selon M. Méthot-Borduas.

Dans le cadre de ses efforts fournis pour améliorer l’entretien de son réseau routier, la Ville s’est dotée d’une station météorologique. Elle a été installée à la fin de l’automne sur un terrain de la rue Brosseau. Un abonnement mensuel de 175 $ lui permet d’accéder à un réseau d’autres stations dans la région offrant toutes sortes d’informations comme, entre autres, les niveaux de précipitations, la force et la direction des vents, la température et les points de gel au sol.

Ces informations sont utilisées pour préparer les chartes d’entretien des rues et trottoirs et d’épandage d’abrasifs, a dit M. Méthot-Borduas. « C’est une science assez complexe », soutient-il.

Les copeaux de bois ont une longueur comprise entre 5 à 20 millimètres. Le chlorure de magnésium dont ils sont recouverts leur permettrait de s’incruster dans la neige tapée ou la glace jusqu’à une température de – 30 degrés Celsius.

FOURNIE PAR TECHNOLOGIES ECM3

Terminé le jus de betterave

On ne retrouve plus de jus de betterave sucré dans les rues de Granby. La Ville a utilisé le jus de ce légume l’an dernier comme déglaçant dans le cadre de tests. Les résultats l’ont amené à abandonner le produit.

Il appert que le liquide s’épaississait lorsque le mercure plongeait, explique François Méthot-Borduas, directeur des travaux publics de la municipalité. Selon les informations qu’il a obtenues, la densité accrue du jus faisait en sorte de bloquer les équipements des déneigeuses, entraînant des bris.

Plusieurs municipalités au Québec ainsi que le ministère des Transports utilisent le jus de betterave à sucre comme déglaçant.